On entend souvent qu’ils ne veulent plus travailler, qu’ils partent au premier accroc, qu’on ne peut plus rien leur dire. La génération Z, ces jeunes nés à partir de la fin des années 1990, bouscule les habitudes en CHR. Mais derrière les idées reçues se cachent des leviers très concrets pour bien les manager.
Tordre le cou aux idées reçues
Non, les jeunes ne sont pas allergiques à l’effort. Dans un secteur exigeant comme le nôtre, beaucoup s’investissent pleinement quand le cadre s’y prête. Ce qui a changé, ce ne sont pas les capacités, mais les attentes.
La génération Z accepte moins :
- les rapports d’autorité brutaux et le management à l’ancienne ;
- le flou sur les horaires, les missions et les perspectives ;
- le manque de reconnaissance et de sens.
Ce ne sont pas des caprices. Ce sont des exigences que le secteur peut transformer en atouts pour se réinventer.
Comprendre leurs attentes réelles
Pour bien manager, il faut d’abord écouter ce qui compte vraiment pour ces jeunes.
Du sens et du respect
Ils veulent comprendre à quoi sert leur travail et se sentir considérés comme des adultes. Un management fondé sur le respect mutuel et l’explication l’emporte largement sur l’autorité imposée.
De l’équilibre de vie
L’équilibre entre vie pro et vie perso est central. Les horaires en coupure et les plannings imprévisibles sont parmi les premières causes de départ. Un planning anticipé et respecté est un argument de fidélisation puissant.
Du feedback régulier
Habitués à l’instantané, les jeunes ont besoin de retours fréquents, positifs comme correctifs. Attendre l’entretien professionnel annuel ne suffit pas : le feedback se joue au quotidien.
Les leviers pour bien manager
Bonne nouvelle : ce qui fonctionne avec la génération Z fonctionne avec tout le monde. Ces attentes ne font que professionnaliser l’encadrement.
- Soigner l’accueil : un onboarding structuré donne le ton dès les premiers jours et réduit fortement les départs précoces.
- Clarifier les règles du jeu : horaires, missions, comportements attendus, tout doit être explicite et cohérent.
- Reconnaître et valoriser : un merci sincère, une responsabilité confiée, un progrès souligné pèsent lourd.
- Montrer des perspectives : évolutions possibles, montée en compétences, formation. Les jeunes restent là où ils grandissent.
- Miser sur le collectif : une bonne ambiance d’équipe et des relations saines, y compris entre salle et cuisine, font toute la différence.
Le manager, clé de la fidélisation
Le manager de proximité est le premier facteur de départ ou de fidélité. Un encadrant à l’écoute, juste et cohérent retient ses équipes bien mieux qu’une prime ponctuelle. Cela suppose parfois d’accompagner les managers eux-mêmes, souvent promus pour leurs qualités techniques sans avoir été formés à encadrer.
C’est tout l’objet d’un accompagnement comme La Brigade Robuste, porté par les experts de terrain du collectif. En restauration comme en hôtellerie, professionnaliser l’encadrement est le meilleur investissement pour garder les jeunes talents.
En résumé
Manager la génération Z, ce n’est pas céder à tout, c’est offrir un cadre clair, du sens et du respect. Les établissements qui font cet effort recrutent plus facilement et fidélisent durablement, dans un secteur où chaque départ coûte cher.
Envie de savoir où se situent vos pratiques managériales ? Le pré-diagnostic gratuit prend 5 minutes et vous donne des pistes concrètes pour mieux fidéliser vos jeunes équipes.