Former au fil de l’eau, sans vision d’ensemble, finit souvent par coûter cher : compétences manquantes au mauvais moment, budgets dispersés, savoir-faire qui partent sans être transmis. Le plan de développement des compétences sert justement à reprendre la main. Voici à quoi il sert et comment le construire, même dans une petite structure.
À quoi sert un plan de développement des compétences ?
Le plan de développement des compétences regroupe l’ensemble des actions de formation que vous décidez de mettre en place pour vos salariés. Il a remplacé l’ancien plan de formation, avec une logique plus large : il ne s’agit plus seulement de « former », mais de développer les compétences utiles à votre activité.
Un bon plan vous permet de :
- anticiper les besoins plutôt que de les subir,
- prioriser vos budgets et vos financements,
- sécuriser les compétences clés de votre établissement,
- montrer à vos équipes que vous investissez dans leur progression.
C’est aussi un outil de fidélisation. Dans un secteur touché par le turnover en restauration, la perspective d’apprendre et d’évoluer pèse dans la décision de rester.
Comment le construire, étape par étape
Pas besoin d’un document de vingt pages. Une trame simple suffit :
- Faites l’état des lieux. Quelles compétences avez-vous aujourd’hui ? Lesquelles vous manquent, ou risquent de partir avec un départ ?
- Reliez au projet de l’établissement. Nouvelle carte, montée en gamme, ouverture d’un poste : vos priorités de formation doivent suivre vos objectifs.
- Écoutez vos équipes. Les entretiens professionnels sont un moment idéal pour recueillir les besoins et les envies d’évolution.
- Choisissez et hiérarchisez les actions. Toutes ne se valent pas : distinguez l’indispensable du souhaitable.
- Cherchez les financements. Votre OPCO peut vous aider : voir notre article sur OPCO et AKTO.
- Suivez et ajustez. Un plan se relit au moins une fois par an.
Ne pas oublier la transmission interne
La formation ne passe pas seulement par des organismes externes. Une grande partie des compétences en hôtellerie et en restauration se transmet sur le terrain, d’un collaborateur à l’autre.
Intégrer cette dimension dans votre plan change tout : tutorat, doublures, fiches de poste, gestes métier documentés. C’est aussi une protection contre la perte de savoir-faire lors d’un départ, un sujet que nous détaillons dans formaliser le savoir-faire avant un départ.
Un plan vivant, pas un document mort
Le piège classique consiste à rédiger un plan une fois, puis à l’oublier dans un tiroir. Un plan utile est un plan vivant, relu à chaque changement d’organisation et nourri par les retours du terrain.
Si vous manquez de temps ou de recul, un accompagnement de type L’Excellence Robuste peut vous aider à bâtir un plan réaliste et à le tenir dans la durée, avec l’appui des experts du collectif.
Les cadres réglementaires liés à la formation évoluent régulièrement : vérifiez les obligations à jour auprès de votre OPCO ou des organismes compétents.
Pour repérer vos priorités de compétences en quelques minutes, commencez par notre pré-diagnostic gratuit : 5 minutes suffisent pour dégager des pistes concrètes.